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Créativité, Dév. Personnel, Lecture

La créativité n’est PAS un don – Partie 1

Bonjour les ami-e-s fleuris !

Voici quelques mois que j’ai décidé d’intégrer plus de créativité dans mon quotidien. Après la lecture du livre Comme par Magie, je me suis rendue compte d’une vieille croyance ancrée en moi :  celle que la créativité serait un don, qu’il faut du talent. J’ai eu envie d’écrire cet article en vous décrivant mon opinion sur la question.

Je le couperais en deux parties qui résumeront deux livres connus sur la créativité : Comme par magie dans la première partie, et Libérez votre Créativité dans la deuxième partie.

Mon cheminement vers plus de créativité

Novembre 2016 (l’année du changement 🙂 ) je décidais de me lancer dans le dessin. Dans le passé, j’avais toujours été freinée dans cette envie en me disant « tu n’es pas douée Camille, ça ne sert à rien d’essayer » en regardant avec jalousie les œuvres des autres. Il faut savoir que mon cursus étudiant professionnel était purement technique, mais ma formation se trouvait dans une célèbre école d’art à Paris, ce qui générait en moi une grande fierté mais également une grande frustration de n’avoir jamais pu entrer dans les « prestigieuses » formations en arts de mon école.

Pourtant, j’ai baigné dans la peinture et les activités artistiques toute mon enfance. J’ai réalisé, lors de mes 9 ans, une véritable peinture pour la fête des mères (ok, elle a plein de défauts, mais quand même 😉 ) . Je suivais pourtant de près certains exemples, comme Maliki qui a commencé par des simples strips sur son blog et réalise désormais des planches magnifiques. Je me souviendrais toujours de celui où il explique qu’il n’y a pas de « don » dans le dessin  : c’est le travail qui paye. La première graine s’est plantée dans mon esprit à ce moment.

 

Pourquoi cette peur de l’échec est-elle aussi présente ?

Alors, comme mes proches, vous me direz : mais pourquoi donc tu n’as pas continué ? Tout simplement : je n’avais pas confiance en moi (encore et toujours), et surtout, SURTOUT, j’avais peur de l’échec. J’avais peur de rater. Cela se voyait notamment avec mes nombreuses activités commencées sans être continuées : j’essayais, et dès la première difficulté, bye bye. Ça été le cas pour l’aquarelle, la photographie, le blog, le dessin, toutes ces activités que j’ai envie d’approfondir désormais. En lisant des livres de développement personnel, j’étais la première à penser qu’il était logique de ne pas avoir peur de l’échec alors que j’étais moi-même atteinte de ce syndrome inconsciemment.

 

 

Nous le savons bien que ce n’est pas au premier coup de pinceau que d’énormes chefs d’œuvres vont en sortir, mais notre culture voit l’échec comme quelque chose de mauvais et terrorise certains individus (dont moi).

 

Je vais être franche avec vous : la première activité dans laquelle je suis allée à fond sans abandonner, c’était le sport il y a bientôt deux ans. C’est mon envie continuelle d’apprendre dans ce domaine (n’hésitez pas à relire mon article sur le sujet) qui m’a donné confiance en moi pour avancer dans ma vie et commencer de nouvelles activités.

 

Quel a été mon déclic ? À vrai dire, je m’ennuyais beaucoup dans mon travail. Non pas parce que je n’avais pas de travail, mais parce qu’il était répétitif et je ne pouvais pas me fixer d’objectifs pour me surpasser. J’ai consulté de nombreux blogs, notamment celui de Marie sur l’aquarelle qui m’a donné envie de me lancer dans cette aventure créative et continue actuellement de me motiver dans mon quotidien (merci Marie <3)

 

Comme par Magie, un livre déculpabilisant sur la créativité

Le livre d’Elisabeth Gibert m’a beaucoup aidé à lâcher prise sur ma pratique : en effet, celle-ci décrit les divers cheminements que nous avons tendance à avoir lorsque l’on souhaite devenir créatif/mener une vie créative/améliorer sa créativité.

 

Elle déconstruit les schémas typiques du « je ne peux pas être créatif car je n’ai pas de talent » « je dois mener une vie de souffrance pour créer quelque chose de grandiose » « je déteste mon art mais c’est nécessaire pour en venir à bout ». Elle parle de confiance en son art, de persévérance, loin des clichés.

J’ai adoré le passage quand elle décrit sa façon de voir les idées : celles-ci seraient vivantes, flottantes autour de nous, cherchant quelqu’un qui pourrait les saisir. Nous aurions donc le choix, lorsqu’elles viennent à nous, de faire un pacte avec elles et de leur accorder notre temps. Dans le cas contraire, celles-ci partiraient et iraient voir quelqu’un d’autre.

E. Gibert raconte l’expérience d’un livre qu’elle commençait à écrire, mais qu’elle dû arrêter à cause de la maladie de son mari. Elle voulut le reprendre par la suite sans y arriver, comme si l’idée s’était volatilisé. Un jour, en parlant à une de ses amies, celle-ci lui expliqua le livre qu’elle était en train d’écrire : celui-ci était le même à quelques légers détails près, comme si l’idée avait quitté l’auteur pour rejoindre son amie !

J’ai commencé à envisager les choses sous cet angle pour m’aider à trier toutes les idées qui venaient à moi (car je peux vous assurez que c’est épuisant). Je culpabilisais d’avoir constamment des idées que je n’arrivais pas à retenir, ou comme dans le cas de l’auteur, certaines ne fonctionnait plus après les avoir essayées.

 

La leçon principale que je retiens de ce livre est que n’importe qui peut mener une vie créative, il suffit de le faire. Comme l’auteur, la créativité peut vous sauvez de votre égo et faire ressortir le côté émerveillé de votre âme.

 

Je vous conseille vraiment ce livre si vous souhaitez vivre votre créativité sans craintes, de ne plus culpabiliser par rapport à la peur d’échouer lorsque l’on souhaite créer et se donner le courage de se lancer.

 

Et vous, quel est votre rapport à la créativité ?

Je vous embrasse et vous dit à bientôt pour la deuxième partie 😉

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1 Comment

  • Reply Prisca

    Bon ce n’est ptet pas un don mais tes aquarelles sont trop jolies 🙂

    11 septembre 2017 at 11:04
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